Lorsqu’un enfant raconte une difficulté, il est naturel de vouloir aider tout de suite : expliquer, proposer une solution ou dire ce qu’il faudrait faire. On peut aussi commencer autrement : lui laisser le temps de raconter.

Faire de la place à la conversation

Il vaut mieux choisir un moment où l’on est le plus disponible. On peut commencer par une phrase simple : « Je suis là, tu veux me raconter ce qui s’est passé ? » Si ce n’est pas le bon moment pour parler, on peut proposer d’en reparler plus tard.

Demander avant d’interpréter

Plutôt que de supposer que nous comprenons déjà, on peut demander : « Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ? » ou « Que s’est-il passé ensuite ? » De courtes questions donnent à l’enfant la place de décrire son expérience avec ses propres mots.

Vérifier que nous avons compris

On peut dire : « Si je comprends bien, tu as eu le sentiment qu’on ne t’écoutait pas. » Ainsi, l’enfant peut confirmer, corriger ou ajouter. Il n’est pas nécessaire d’approuver chaque comportement pour faire une place à ce qu’il ressent.

Demander quelle aide est nécessaire

Avant de proposer une solution, on peut demander : « Tu veux qu’on réfléchisse ensemble à ce qu’il faut faire, ou ce qui compte pour toi maintenant, c’est que j’écoute ? » Parfois, une idée pratique est nécessaire ; parfois, la conversation elle-même est le début.

Toute conversation ne se termine pas par une solution. On peut conclure par une phrase simple : « Merci de m’avoir raconté. Nous pourrons continuer à en parler. »